Le territoire / L’estuaire

Un paysage aux caractéristiques uniques et contrastées

Voyage estuaire

Ce sont 56km qui relient Nantes à l’embouchure de l’estuaire, qui passe de 200m à 3.3km de largeur. Il est parsemé d’anciens ports complémentaires à ceux de Nantes et Saint Nazaire, et qui servaient parfois d’avant-port pour alléger les navires devant parvenir au port de Nantes à la profondeur considérablement réduite.

De vastes zones humides, de plus de 28 000 hectares, séparent les deux centres de l’amont et de l’aval. Par leur biodiversité exceptionnelle, ce sont elles qui rendent le territoire si riche mais aussi si fragile. La zone naturelle (et sa biodiversité) est protégée grâce à son classement en tant que Site Natura 2000.

Au sein de ce patrimoine naturel de grande ampleur, se trouve un tissu industriel impressionnant.  Les nombreuses usines, productrices d’énergie ou liées à l’activité du port (marchandises et chantiers navals), s’élèvent tout au long de l’estuaire et viennent rompre le paysage plat et calme des marais. Certains éléments industriels sont devenus patrimoines, de par leur caractère historique et emblématique.

L’alternance entre un paysage peu modifié par l’homme et ces infrastructures créées de toutes pièces nous font nous questionner sur la cohabitation des espèces : celle de l’espèce humaine et celles de la faune et la flore. En effet, si les berges de l’estuaire est un terrain d’activité pour l’homme, c’est également un terrain de vie pour de nombreuses espèces notamment d’oiseaux migrateurs – qui se fixent de plus en plus dans l’estuaire.

Le changement climatique devient ici une réalité à observer, entre la fumée des cheminées et les nids de cigognes présents désormais toute l’année. Découvrir l’estuaire permet donc de mieux comprendre les problématiques mais aussi les solutions qu’implique le réchauffement climatique.

 

Le territoire / Les affluents de la Loire

La Loire, colonne vertébrale et axe identitaire des Pays de la Loire, exige une approche d’ensemble entre l’amont et l’aval.

L’Erdre venant du Nord et la Sèvre du Sud arrivent à Nantes pour nourrir la Loire et lui apporter un réseau qui contribue à l’importance du fleuve. Par leur confluence, ces rivières ont longtemps servi de voie de pénétration des marchandises et des hommes.

Canal Nantes à Brest- La Marne

L’Erdre, débouché du canal de Nantes à Brest, a connu une batellerie importante au début du XXe siècle et est aujourd’hui devenue un espace de loisir, de chasse et de pêche. On peut la remonter en bateau jusqu’à Nort s/ Erdre ou bifurquer avant pour s’engager sur le canal.

La Sèvre, navigable du barrage de Pont-Rousseau au pont de Monnières, s’élargit à la Chaussée des Moines à Vertou, pour le bonheur des embarcations de marchandises (vins et sels), mais aussi des passagers …

Allant au rythme du courant, on peut croiser le chaland La Marne sur ces deux cours d’eau avec parfois à leur bord des membres du CCMN qui viennent apporter leur passion et leur expertise. Ces rivières font également l’objet de cours à l’Université Permanente, ouverts à tous.

 

Le territoire / Le canal de Nantes à Brest

Commencée en 1810 sous Napoléon 1er, la construction du canal de Nantes à Brest est destinée à relier les arsenaux de Brest, Lorient et Nantes. Mis en service sur toute sa longueur en 1842 et permettant le transport de toutes sortes de matériaux, le canal va aider au désenclavement économique du centre Bretagne.

Canal Nantes à Brest- La Marne

Jusqu’à la réquisition des chalands en 1914, le trafic est intense mais bientôt concurrencé par le chemin de fer. En 1923, le barrage de Guerlédan coupe le cours du canal et contribue à son déclin. Le dernier bateau de transport, Le Mistral, décharge en 1977 son ultime cargaison de sable à St Congard alors que le tourisme fait déjà renaître la vie sur et autour de cette voie d’eau historique.

Parcourir le canal aujourd’hui, c’est entrer dans la mémoire de tous ceux qui ont creusé, aménagé ses 364km de cours, réalisé ses 288 écluses pour franchir 555m de dénivellation …

C’est aborder ses paysages marqués par les caractères des pays traversés : ceux de Nantes, Redon, Vannes ou Pontivy … tout cela au rythme de la navigation fluviale.

La présence du CCMN sur le canal se traduit par 2 actions principales : l’entretien du chenal par le chaland La Marne, qui effectue la « trace » sur le territoire Loire-Atlantique, et la campagne de navigation du chaland qui prévoit des escales en Loire-Atlantique et en Bretagne pour contribuer à l’animation du canal.